C’est un projet financé par l’Union européenne, qui sera mise en œuvre par Association Arts Marionnettes Musique Danse dans nos Rues (AMMCDR). Une initiative permettant de mener des actions qui s’inscrivent dans le cadre de la protection de l’environnement.
« Aller vers les populations, les teinturières, les pêcheurs, les sensibiliser à travers l’art de la marionnette », nous explique Boubacary OMBOTIMBE, rédacteur en chef du projet. Il s’agit d’un projet à long terme qui s’étendra sur trois ans. Les femmes sont au centre de l’initiative, car beaucoup d’entre elles seront formées en écriture dramaturgique et en art des marionnettes. Cela vise à les outiller des moyens nécessaires afin qu’elles puissent, dans les années à venir, mener des actions de sensibilisation de leurs pairs sur les risques liés à la dégradation de l’environnement.
Président de l’association, Yacouba MAGASSOUBA rapporte qu’ils ont choisi la femme, car c’est elle qui est le pilier de la famille, la société elle-même repose sur elle. Ces mots donnent tout un sens au proverbe « Éduquer un homme, c’est éduquer un individu. Éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ». Ainsi, tout changement de comportement ou développement doit passer par la femme.
Les objectifs de ce projet, selon les responsables, c’est d’aboutir à une prise de conscience collective sur les dangers liés à la dégradation de l’environnement. Cela permettra à chacun de faire de la protection de l’environnement une priorité. « Nos prédécesseurs ont bien protégé le fleuve pour que nous le trouvions dans un très bon état. Si nous ne faisons pas autant, il va disparaitre, que vont faire ceux qui vont venir après nous ? Ne soyons pas égoïstes ! », nous invite Salif Samaké, enseignant artiste.
Le responsable de Union européenne, chargé de programme Ivan BERTAU, encourage l’initiative. Selon lui, c’est un moment d’expression citoyenne et de civisme « Ce sont des excellentes raisons qui nous poussent à soutenir ce projet au titre de l’union européenne, de l’appui au secteur de la culture au Mali, de l’appui aux initiatives citoyennes et à la formation professionnelle. C’est une occasion pour les jeunes femmes de se professionnaliser et d’appendre des techniques qui seront pour elles une source de revenu. »
Beaucoup d’aspects sont liés au projet, mais la protection du Niger, ce fleuve qui se trouve aujourd’hui exposer aux risques du changement climatique.
La Rédaction : Horontv.ml


















