À l’approche d’AÏD el Adha, la plus importante fête de la communauté musulmane, appelée également TABASKI en Afrique de l’ouest, les préparatifs vont bon train dans la capitale malienne. Les chefs de familles en plus de trouver un mouton de sacrifice comme le souhaite la tradition musulmane, devront aussi subvenir les besoins matériels des enfants et des femmes. Sefimafini, en langue bamanankan est en passe de devenir une obligation pour les hommes.
L’habit de fête est un cadeau comme tant d’autres, si le mari a le moyen, il peut se le permettre de le faire. Dans le cas contraire, la femme doit être compréhensive. Du moins c’est ce que ressortent des avis de la plupart des personnes que nous avons tendu notre micro. Nous avons, afin de se faire une idée sur le sujet, fait le tour de la capitale malienne.
Selon Ousmane Maïga, c’est une obligation pour l’époux d’acheter un habit de fête pour sa femme du moment où c’est le mari qui est le chef de la famille. Pour lui, il est de son devoir de subvenir aux besoins seins. « C’est une obligation, car c’est toi qui l’as amenée sous ton toit. Puisque, tu travailles et gagnes quelque chose, tu dois pourvoir subvenir à ses besoins afin qu’elle ne parte pas chercher ailleurs. », soutient-il. Abondant dans le même sens, Youssouf Saraga, gardien de son état, ajoute : « Pour la femme mariée, c’est une obligation pour son mari, s’il en a les moyens. Dans le cas contraire, tu dois lui expliquer que les temps sont difficiles, d’attendre une prochaine fois. Si elle comprend tant mieux ! »
Sur l’autre rive de la ville, cette jeune femme rapporte le contraire de ses prédécesseurs, elle estime que ce n’est pas une exigence, mais un cadeau comme tant d’autre que tout bon mari peut faire pour sa femme, s’il a les moyens.
Cette autre femme, Aïssatou Sanogo, invite les femmes à comprendre les hommes. Chaque homme souhaite voir sa femme belle : lui acheter des chaussures et des habits. Mais s’il n’a pas les moyens, il peut faire irréparable : « Exiger cela du mari peut le pousser à faire irréparable, cela peut même jouer sur le foyer. S’il doit acheter pour les enfants, payer le loyer, le frais de scolarité des enfants, nourrir la famille. À cela s’ajoute le prix du mouton de la fête. La femme doit essayer de le comprendre »
Les années ne sont pas pareilles, la fête où tu as les moyens tu peux acheter pour ta femme. Nous demandons aux femmes d’être compréhensives eu égard à la situation du pays. Même pour avoir le pain quotient, c’est un parcours de combattant. À cette difficulté s’ajoutent les autres dépenses de la fête. La femme et l’homme doivent se comprendre pour pouvoir vivre dans l’entente.
Chaque chef de famille souhaite voir le sourire sur les visages des siens le jour de la fête, mais comme on le dit souvent : la fin justifie les moyens. Nous traversons des moments pénibles, les hommes demandent l’indulgence des femmes.
La Rédaction : Horontv.ml


















