Hier mercredi, le réveil des habitants du village Kango dans la région de Ségou fut brutal. Selon nos sources, les terroristes ont fait irruption dans le village faisant cinq morts et deux cas d’enlèvement. Paniqués, tous les habitants ont fui le village.
Mercredi 11 novembre restera un jour lamentablement inoubliable pour les habitants d’un village situé à une cinquantaine de kilomètre de Ségou. Les habitants ont complètement quitté leur propre village. En raison d’une menace terroriste que les populations subissent depuis plusieurs mois. Les villages environnants sont inondés des déplacés qui sont privés de leurs activités quotidiennes. Ils sont partis sans sous, sans leurs bagages, sans nourriture. Actuellement, seul le chef du village, octogénaire et d’autres personnes âgées sont resté. Cette situation horrible et ignoble se passe à Kango. Un village situé dans la commune de Ngoumadougou dans la région de Ségou.
Joint au téléphone, Adama Tangara, habitant du village de Kango qui s’est déplacé pour Dougabougou, rapporte que depuis plus de sept mois, qu’ils sont dans une situation de menace terroriste. « Samedi dernier, à la foire, plus de quatre véhicules remplis des assaillants lourdement armés ont fait irruption dans le village. Ils ont fait violence faisant cinq morts et deux cas d’enlèvement ». Pour Tangara, les villageois ont été coupés de leurs activités. Ils ne peuvent plus aller au champ, ni au marché. Nous nous sommes éparpillés entre les villages d’alentours, Dougabougou, Zandougou…, ajoute-t-il.
« Paniqués »
Le gouvernement, enchaine l’habitant du village, a été plusieurs alertés, mais aucune réaction, à part hier, lorsque des véhicules composés de quelques éléments sont arrivées et retournés sans actions. C’est ce qui d’ailleurs, a été l’un des éléments déclencheurs de la panique au village. « Les habitants ont dit que personne ne reste en l’absence des soldats », nous confie-t-il.
En plus de ces témoignages, notre confrère installé à Ségou, Emmanuel Théra de Soudan Infos, a précisé que cette situation a duré. Les habitants recevaient des menaces terroristes depuis plusieurs mois. Pour lui, ils veulent signer une sorte d’accord avec le village afin d’imposer aux populations un paiement quotidien à leur compte.
A l’analyse du confrère, l’attitude du gouvernement face à la situation serait à l’origine de tout cela, car les chasseurs dozo qui sécurisaient le village ont décidé eux-aussi de se retirer. Ce qui a provoqué une panique totale dans le village. « Sans les dozo, sans les forces de défense et de sécurité, nous ne pouvons en aucun cas rester ici. Nous allons sortir ! », Hurlent les habitants du village. Nous avons tenté de joindre au téléphone le maire installé à Ségou pour plus de détails sans succès.
La Rédaction de horontv.ml



















