Au Mali, les acteurs de la presse sont privés de l’aide annuelle à laquelle ils ont droit, depuis trois ans. Situation dénoncée, ce mardi 28 septembre, par des faitières et organisations professionnelles du secteur. Les médias maliens sont les laissés-pour-compte en pleine crise sanitaire liée à la Covid-19 et de transition en cours dans le pays depuis un an.
Pendant que les médias des autres pays de la sous-région sont soutenus par leur gouvernement, au Mali on préfère le secteur est laissé pour compte. D’abord parce le montant reçu en guise d’aide a la presse est insignifiant : la modique et dérisoire somme de 200 millions de francs CFA provenant du budget national. Ensuite, parce que même cet argent n’est plus mis à la disposition des acteurs du secteur qui continuent pourtant de subir les conséquences de la crise sanitaire.
« Ce manque à gagner expose les entreprises pour faire face aux charges fixes de la presse à plusieurs types de danger dont les difficultés financières monstres », explique Boubacar Kanté, vice-président de l’Association des éditeurs de presse privée, tout en déplorant que, depuis trois ans, aucune aide n’a été octroyée par les autorités publiques. Malgré les démarches entreprises par les organisations professionnelles dont la Maison de la presse, l’Urtel, l’Asssep, le Groupement patronal.
Journalistes mal payés
Le président du Groupement patronal de la presse, Chahana Takiou, a ajouté que la presse malienne est de façon générale « misérable, car il n y a pas de Convention collective et les journalistes sont mal payés ». « Cette situation s’explique par le fait que l’État n’a pas respecté ses engagements », martèle-t-il. Même son de cloche du côté du président de la Maison de la presse, Bandjougou Danté, qui estime que les préoccupations de la presse doivent être connues et doivent être partagées avec l’ensemble des Maliens.
Le président de l’Association professionnelle de la presse en ligne, Modibo Fofana, a expliqué pour sa part qu’il n y a aujourd’hui aucun modèle économique défini pour la presse en ligne, contrairement à quelques pays de la sous-région où il y a des abonnements en ligne. Il a également évoqué le coût de la connexion qui est extrêmement élevé pour la presse en ligne et le contenu web.
« Cette mobilisation de l’ensemble des confrères à cette rencontre ne peut laisser indifférent aucun pouvoir qui se respecte », a conclu le président Bandjougou Danté.
La Rédaction horontv.ml


















