Pays de culture et de savoir-faire légendaire, le Mali regorge d’énormes potentialités sur plusieurs plans et dans beaucoup de domaines surtout artistiques. Ces valeurs traditionnelles peuvent constituer un véritable socle de développement économique pour une société donnée.
La culture est un arbre. Les métiers d’arts constituent ses branches. Ce qui bien évidemment signifie que la culture ne se limite pas aux objets d’art, mais va au-delà en étudiant plus profondément.
Au Mali, précisément à Bamako dans la capitale, des hommes et des femmes s’adonnent à la transformation d’objet d’art à travers la conception de Bogolan avec des motifs dont chacun donne un trait de la cosmogonie.
Ces valeurs se commercialisent
Nouhoum Cissé, homme de culture, communément appelé Banièngo est un véritable adepte de la tradition. Il pense que toute société développée s’est basée sur sa culture. Elle est à la base de tout. Les œuvres d’arts constituent des éléments clés de cette culture.
Dans la société, l’art permet par le biais de l’éducation artistique à l’homme de s’offrir une dimension vertueuse. Lorsqu’il s’outille de ce savoir-faire, il s’acquiert de façon harmonieuse des connaissances lui permettant de construire un espace où les hommes et les femmes peuvent vivre en paix.
Formant un pont entre les artistes et le public, les œuvres d’art permettent aux hommes d’appréhender mieux les réalités de la société, et surtout de saisir l’esprit caché derrière une production artistique.
Rencontré dans son atelier, le Jeune artisan, Lassina Konaté artisan nous explique comment il façonne les objectifs. « C’est nous-mêmes qui fabriquons ces articles. Nous achetons les matériels ici. On les façonne à notre manière.
C’est de l’art. Il n’y a aucune limite ». Le jeune artisan poursuit en donnant des détails sur les différentes pièces qu’il fabrique. « Nous fabriquons les ceintures avec les peaux d’animaux. Les éventails sont faits à partir des tissus, les colliers avec des perles ».
Outre la création du jeune, l’entreprise »Kognoflen » transforme la calebasse en objet d’arts. Simple récipient qui a beaucoup d’utilités dans la société. La promotrice de l’entreprise Kognoflén, Konaké Wouleymatou Wagué nous explique comment l’entreprise commercialise, et avec quels clients. « Sur le plan commercial, la calebasse marche bien. En termes d’achat, le Mali est en première position en matière de vente, car les gens qui vivent dans la grande ville aiment les calebasses surtout les modèles que nous façonnons, ils sont impressionnés. Ils les achètent beaucoup. Surtout les modèles décoratifs ». Elle ajoute qu’après le Mali, il y a la France, la Côte d’Ivoire, le Burkina entre autres.
La confection du bogolan constitue également un aspect très important dans l’art en plus de la transformation des œuvres d’art. « Aujourd’hui, beaucoup de gens arrivent à transformer le bogolan en d’autres manières pour donner une autre image. C’est l’un des avantages », nous explique, artiste teinturier, Idrissa Dembélé de l’atelier de confection de Bogolan. Selon lui, cela permettra de développer nos ressources du coton et développer le milieu de l’emploi pour les jeunes.
Le traditionaliste, Nouhoum Koné pense que l’acte fondamental d’une société doit se baser sur sa culture.


















