Dimanche, 28 novembre 2021, à Baco-djicoroni près de chez lui, l’ancienne autorité morale du M5-RFP a animé un point de presse précédé d’une séance de lecture du Saint Coran et de bénédictions.
Un pied dans la mosquée, un autre dans la politique pour surveiller l’action gouvernementale du pays. C’est la position actuelle du principal imam de la mosquée de Badalabougou, qui a fait non pas une rectification mais une clarification sur des propos lui qualifiant de pro français, ou ennemi du pays.
L’imam a été clair, il a soutenu l’ancien président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita au premier mandat de l’élection présidentielle de 2013. « Ibrahim Boubacar Keita m’a fait des gestes que je n’oublierais jamais », a-t-il reconnu. « ATT m’a qualifié d’ennemi du pays. IBK m’a qualifié de djihadiste qui aspire une République islamique », explique-t-il dans ses précisions. Les individus malintentionnés se sont introduits dans ses relations avec l’ancien président du Mali, feu Amadou Toumani Touré.
Quand à Amadou Haya Sanogo et ses compagnons qui ont fait le coût d’État, ils l’ont approché pour des conseils. Après, selon lui, ceux-ci ont été embobinés par des individus malintentionnés.
L’imam assume qu’il a reçu une somme de 10.000.000 f de la part de l’ancien premier ministre de la transition, Moctar Ouane. Mahmoud Dicko a confirmé qu’il a également proposé un de ses proches au gouvernement afin de pouvoir subvenir à ses besoins nécessaires.
Dans ses clarifications, l’imam a précisé que les autorités actuelles n’ont jusque-là pas répondu à la demande d’audience du collège des religieux. « J’avais proposé l’ancien premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, un homme intègre », a-t-il clarifié.
Lors de ma rencontre avec Assimi, je lui ai dit de donner le pouvoir aux civils, et qu’après il pourrait revenir. Il a affirmé qu’il n’a pas été associé à beaucoup de décisions prise par des autorités actuelles.
Il a donné raison à certains membres du M5-RFP qui l’ont accusé de son retour à la mosquée sans les informer. Il a affirmé qu’il n’a pas de problème avec les responsables du M5-RFP.
C’est après son échange avec l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré que l’accord cadre a été signé en 2012. Dicko a réitéré l’indulgence de la communauté internationale précisément les pays de la sous-région à soutenir le Mali afin d’éviter l’isolement du pays.
Si cette première sortie a été une réussite pour plusieurs personnes, elle aurait été ratée par pas mal d’observateurs qui pensent que l’imam aspire à un statut particulier qui lui permet d’avoir le contrôle sur toutes les grandes décisions du pays.
La rédaction Horontv.ml



















