Le docteur Bocary Tréta, président du Rassemblement Pour le Mali a annoncé, mardi, 28 décembre 2021, devant un grand public, qui a bondé le Palais de la Culture que tout autre plan porterait le risque de nous engager dans une aventure politique aux conséquences incalculables. C’était lors de la tenue de la 3ème assise du Comité Central du parti.
Les assises nationales de la refondation au Centre International de Conférence de Bamako. La 3ème assise du Comité Central du RPM au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. Deux poids deux mesures si la qualification est circonspecte. Selon Tréta, les élections générales dans notre pays sont prévues le 27 février 2022. « C’est le plan dont nous disposons et celui en lequel nous croyons », martèle-il.
Pour le vieux briscard de la politique, en l’absence de toute disposition légale contraire, la date du 13 janvier 2022 demeure leur boussole. C’est en effet, le délai légal des dépôts des dossiers de candidatures pour l’élection des députés à l’Assemblée Nationale. Mais, prévient-il, à condition que le collège électoral soit convoqué mercredi 29 décembre 2021.
« Nous n’avons pas un plan B pour les élections générales de 2022 dans notre pays. Tout autre plan porterait le risque de nous engager dans une aventure politique aux conséquences incalculables », a-t-il averti.
Devant ses militants, le président du RPM, a rappelé que selon la charte de la transition et les engagements pris par les autorités de la transition, le premier tour des élections générales est prévu le 27 février 2022 soit dans un délai de 61 jours.
Selon le président Tréta, la thématique « Réformes politiques et institutionnelles » a été au centre des débats du Dialogue National Inclusif, DNI, auquel l’opposition politique radicale d’alors n’avait pas daigné participer. Ce cadre de dialogue n’avait-il pas été plus inclusif et consensuel ? », s’interroge-t-il. Raison pour laquelle, le RPM rejette la mise en place par le Premier ministre d’un Organe Unique de gestion des élections dont les contours restent flous mais surtout clivant et cela dans un délai imparti à la transition. Il rejette également l’organisation des Assises Nationales de la Refondation qui sont inopportunes au regard des foras déjà tenus dont les recommandations restent d’actualité. Aussi, précise-t-il, vouloir conférer un caractère obligatoire à ses résolutions est contraire à tous principes démocratiques et républicains.
L’ancien parti au pouvoir rejette également le projet de loi électorale dont le processus unilatéral d’adoption par le Gouvernement n’a été, pour eux, ni consensuel, ni inclusif, ni participatif tel que prôné à maintes reprises par le Président de la Transition.
Tous les partis et regroupements des partis politiques, présents à la cérémonie, se retrouvent dans le discours du président du RPM.
La rédaction Horontv.ml



















