Depuis quelques temps, le gouvernement de la transition du Mali a entrepris des travaux de réhabilitation de certaines voies publiques empruntées de façon fréquente par les usagers de la capitale. C’est dans ce cadre, peut-on comprendre que des travaux de la route Bacodjicoroni ACI/SUD ou Golf dans son appellation commune, ont démarré il y a environ deux semaines.
A Bacodjicoroni Golf, la route est impraticable. Des tas de graviers installés au beau milieu de la route obligeant les véhicules de contourner. Des planchers servaient de passage permettant aux habitants et commerçants d’accéder à leurs maisons et à leurs boutiques. Ceux qui formaient de grin aux abords sont obligés de protéger leur narine de la poussière afin d’éviter le rhume, et même d’autres maladies respiratoires. Des véhicules ne cessent de tomber en panne en longueur de journée. Des commerçants ont perdu des clients à cause de l’état de la route. Cette situation est bien réelle. Elle se déroule à la rive droite de Bamako à la commune V de Bamako.
Les habitants, commerçants, revendeurs, restaurateurs (trices), usagers, motocycliste, coiffeurs, aux abords de la route de Bacodjicoroni Golf en chantier, abandonnés en plein vol. Si l’on pouvait faire référence à la formule « Choc » du chef du gouvernement malien, le docteur Choguel Kokalla Maiga à la tribune des Nations unies au sujet des relations entre le Mali et la France. Il y a plus de 10 jours, une entreprise de construction est arrivée avec ses équipements afin de procéder à la rénovation ou à la réparation de la route abîmée en cette période des pluies. Elle a été bien accueillie par les habitants aux abords qui ont manifesté leur joie. Mais, la joie n’a été qu’une courte durée. A quelques jours, les travaux ont été arrêtés. Une situation profondément préoccupante pour ces paisibles habitants qui avaient portant bien applaudi l’initiative.
« Chaque année, les eaux de pluies causent des dégâts sur cette route. Cette année, nous étions contents de la venue d’une entreprise pour les réparations. Mais à notre grande surprise, les travaux ont été arrêtés », s’indigne Idrissa Koné, travailleur au Golf.
Mamoudou TOURE, commerçant aux abords pensait qu’après grattage, c’est le bitumage qui s’en suivra. « Mais non, l’entreprise a creusé un grand fossé devant nos boutiques et nous fait savoir que les travaux ne prennent que deux semaines. Et cela depuis le 31 juillet », a-t-il expliqué d’un ton très dur.
« Avec ou sans la pluie, nous sommes confrontés à d’énormes problèmes. Les usagers de tout âge s’écroulent à longueurs de journée sur la voie. La poussière on n’en parle pas. Nous souffrons vraiment », hurle Djiguiba Sidibé très en colère, qui est prêt à saisir la justice. « Nous avons investi plus de 4 millions pour la confection des dalles devant nos portes, ils ont tous cassé. Ils nous font savoir aussi qu’on n’aura pas de dalle après réparation de la route. Si on ne nous dédommage pas, nous sommes prêts à saisir la justice », a-t-il ajouté Sidibé.
Selon la commerçante Souadou Diarra, devant ses marchandises, réparer la route est une bonne chose mais retarder les travaux, nous cause des préjudices. « Nous demandons à l’État de voir ce côté », a-t-elle proposé.
La Rédaction : Horontv.ml


















