Après plus de six mois de sanctions économiques et financières sur le Mali, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont décidé de lever ces sanctions.
Le 9 janvier 2022, à Accra au Ghana, pour rappel, les chefs d’État et du gouvernement ont pris des sanctions lourdes contre le Mali. Cette décision faisait suite à la présentation, en décembre 2021, des autorités de la transition au Mali, un chronogramme de six mois à cinq ans pour la tenue d’élections présidentielles. Ce chronogramme, faut-il préciser, est l’une des recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation, que l’autorité de l’organe inter-gouvernemental a noté l’absence de plusieurs parties prenantes importantes du Mali.
Ainsi, des sanctions supplémentaires ont été infligées au Mali notamment, la Fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; Suspension de toutes les transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits suivants : biens de consommation essentiels ; produits pharmaceutiques; les fournitures et équipements médicaux, y compris le matériel pour le contrôle du COVID-19 ; produits pétroliers et électricité; le Gel des avoirs de la République du Mali dans les Banques Centrales et Commerciales de la CEDEAO ; la suspension du Mali de toute aide financière des institutions financières de la CEDEAO (BIDC et BOAD).
Pendant cette période d’isolement du Mali, beaucoup de choses se sont passées entre les deux parties. Des manifestations hostiles aux décisions de la CEDEAO ont été organisées, la France mise sur le banc des accusés, le retrait du Mali du G5 Sahel. D’ailleurs, une partie de la population est allée jusqu’à demander le retrait du Mali de la CEDEAO…
Ce 3 juillet 2022, plus de six mois plus tard, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont décidé de lever des sanctions économique et financières sur le Mali. Cette décision, pour beaucoup de Maliens qui ont souffert pendant cette période, sera une aubaine pour le Mali, même si certains pensent que les autorités auraient dû éviter cela depuis.
La suspension du Mali des instances de la CEDEAO et des sanctions ciblées contre des individus et des groupes sont maintenues.
La Rédaction : Horontv.ml


















