L’alliance de plusieurs partis politiques et organisations de la société civile dénommée « Sauvons le Mali », a animé mercredi 5 janvier 2022, au siège du PARENA, une conférence de presse pour protester vigoureusement contre le chronogramme issu des assises nationales dites de la refondation.

« Ce chronogramme est l’illustration de l’absence criante de volonté politique d’organiser le retour à la normalité constitutionnelle. Il prolonge le coup d’Etat et porte les germes de l’instabilité politique et de la généralisation de l’insécurité. Le nouveau chronogramme viole la charte de la transition. Il viole la parole et l’engagement des autorités vis-à-vis du peuple. Ce chronogramme proposé viole la parole du Mali vis-à-vis de la sous-région, de l’Afrique et du reste de la Communauté Internationale », martèlent les ténors de la coalition dans une déclaration liminaire lue par Ismaël Sacko, président du Parti social-démocrate africain (PSDA). Selon eux « A partir du 27 février 2022, la transition dirigée par le président de la Transition, Assimi Goita et du premier ministre Choguel Kokalla Maiga prendra fin ».
Ils étaient nombreux à prendre part à cette rencontre de protestation, Dr. Youssouf Diawara, président en exercice du Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie au Mali, non moins président du parti Yelema, Djiguiba Keita, PPR, président du Collectif Pour la Défense des acquis de la Démocratique, Amadou Koita, du PS-Yelenkura, porte-parole de l’Ensemble Pour le Mali (EPM), Issa Kaou N’Djim, président du parti Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT Faso Ka wele), Ismaël Sacko, président du parti social-démocrate africain (PSDA), Mohamed Youssouf Bathily, dit RasBath, porte-parole du Collectif pour la Défense de la République (CDR), Cheick Oumar Diallo dit COD, leader du mouvement Nouvel Horizon de la Plateforme « Unis pour le Mali ». Tous empreints d’une seule volonté, le respect du délai accordé à la transition par la charge de la transition.
Combattu et vaincu en 1991
Plantant le décor, le président en exercice du cadre, Dr. Youssouf Diawara a rappelé qu’ils ont été contraints d’organiser cette conférence à la maison des ainés, à Muso Kunda et au Mémoire Modibo Keita.

Prenant la parole, Mohamed Youssouf Bathily dit Rasbath s’est dit surpris des positions actuelles de plusieurs personnalités qui sont en train de défendre ce nouveau chronogramme. Pour lui, les militaires ne savent plus là où aller, et ils sont tombés dans leur propre jeu. Issa Kaou N’Djim, qui a préféré le mot retrouvailles au « mercato », a fait un petit rappel de ses différentes rencontres avec les regroupements politiques. Avant de dire clairement que les vrais problèmes actuels du Mali ne sont pas à l’ordre du jour.
Le Président du Collectif pour la Défense des acquis de la Démocratie, Djiguiba Keita affirme que les autorités actuelles de la transition sont venues par la rue et veulent s’imposer par la ruse. Selon PPR, (Prêt Pour la Révolution), le régime de Moussa Traoré est tombé. L’actuel premier ministre est un produit de ce régime, mais, poursuit-il, nous l’avons combattu et vaincu en 1991 et on va le combattre et vaincre en 2021 et 2022. « Cette conférence de presse est le ton qui est donné pour préparer l’offensive qu’il faut ; afin de contraindre les autorités de la transition à venir à l’ordre », a-t-il avisé.

Le porte-parole de l’Ensemble Pour le Mali, Amadou Koita a attiré l’attention de la justice par rapport à une menace de mort et des accusations financières destinées à ternir l’image des membres du cadre d’échange. « Nous allons nous organiser pour porter plainte contre Dr. Allaye Boucoum qui a confirmé cette allégation ».
La coalition « Sauvons le Mali » pense que depuis 2021, toute l’énergie et d’importantes ressources de l’Etat ont été consacrées à la préparation et à la tenue des assises nationales dites de la refondation (ANR).
La Rédaction Horontv.ml



















